Sacré-Cœur fait rimer médical et social

Le 27 octobre, l’hôpital du Sacré-Cœur et l’Organisation multiressources pour les personnes atteintes de cancer (OMPAC) ont signé une entente baptisée Le pont , afin de créer un lien entre les soins dispensés à l’établissement de santé et les services psychosociaux dont les personnes touchées par le cancer ont besoin. Lors de l’événement, divers intervenants se sont succédés au pupitre pour parler de leur engagement, médical ou social, envers les personnes atteintes de cancer.

Il s’agit d’un partenariat peu commun, entre un établissement de santé et un organisme sans but lucratif. Colette Coudé, directrice générale d’OMPAC, a rappelé que dans la maladie, les effets secondaires sont aussi importants et doivent être pris en compte. Selon elle, à OMPAC il s’agit «d’outiller les personnes pour que chacune puisse faire appel à ses ressources intérieures pour vaincre la maladie». En effet, selon Dominique Synott, chirurgienne et spécialiste du cancer du sein, une meilleure compréhension de la maladie diminue considérablement le stress et peut augmenter les chances de guérison.

Daniel Audet, vice-président du Conseil du patronat du Québec et porte-parole d’OMPAC, est venu parler de sa propre expérience et de son engagement. Il a été atteint d’un cancer du cerveau il y a deux ans. «Apprendre qu’on a un cancer est quelque chose de difficile à accuser comme coup, et c’est aussi l’entourage qui est touché», a t-il expliqué. Son couple n’a pas tenu face à la maladie, et cela malgré le soutien de ses proches. Il pense qu’un partenariat entre un hôpital et une association comme OMPAC peut aider à prévenir, voir même éviter, ce genre de rupture.

Gabriel Groulx, président du conseil d’administration de Sacré-Cœur, a souligné le fait que le réseau de santé a grand besoin de ce genre de partenariat. Tandis que Michel Larivière, directeur général, a dit espérer que ce type de service deviendra rapidement la norme pour traiter toutes les formes de cancer.

Le programme de collaboration entre l’hôpital et OMPAC débutera avec le cancer du sein pour ensuite s’étendre aux cancers gynécologiques et progressivement à toutes les autres formes de la maladie.

Article publié le 30 octobre 2009 dans le Courrier Bordeaux-Cartierville  (Montréal).

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