Les CJE en colère

Le Carrefour jeunesse emploi de Saint-Laurent se joint à la grogne générale pour protester contre l’exclusion des CJE de Montréal du programme d’aide financière que la ville offre aux organismes à but non lucratif (OBNL), dans le dossier de taxation d’immeubles non résidentiels imposables. Ce programme permet d’obtenir une subvention quasi équivalente au montant de la taxe payée. À cause de cette éviction, le CJE Saint-Laurent doit annuellement dévier 7500$ de subvention réservés aux jeunes de la ville pour payer cette surtaxe. Marc Grignon, directeur général du Carrefour jeunesse emploi de Saint-Laurent, en est persuadé : il s’agit d’une décision purement arbitraire.

« On taxe de l’argent qui devrait être dédié aux jeunes » déclare Marc Grignon. À cause de cette situation, c’est au moins une trentaine de personnes de l’arrondissement qui ne pourront pas être aidées dans leur réinsertion. « Mon rôle c’est d’offrir aux jeunes la meilleure formation à l’emploi, servir la communauté mais pas de gérer des taxes » explique-t-il. La situation lui semble d’autant plus absurde, qu’il n’y a qu’à Montréal que les CJE sont exclus du programme d’aide financière de leur ville. « Alors que nous remplissons tous les critères d’un organisme à but non lucratif » a assuré le directeur du CJE Saint-Laurent.

Face à ce que les CJE considèrent comme une décision « arbitraire au fondement nébuleux », ils ont décidé d’écrire une lettre aux principaux partis politiques, le 21 octobre. La réponse d’Union Montréal est sans appel : les CJE restent exclus du programme. La raison donnée par le parti politique du maire en place, est que les CJE reçoivent une subvention annuelle d’Emploi Québec dans leur mission de réinsertion des jeunes, et sont donc considérés comme des organismes paragouvernementaux. Une aberration selon Marc Grignon, qui soutient que toutes les associations qui offrent des services d’aide à l’emploi reçoivent des aides. « De plus on a aucun des avantages d’un employé du gouvernement » fait-il remarquer.

« Nous sommes autonomes, avec un conseil d’administration issu de la communauté laurentienne, on reçoit de l’argent mais on ne nous dit pas comment l’utiliser » explique-t-il. Le CJE de Saint-Laurent est le seul organisme communautaire de cet arrondissement à devoir payer cette taxe. Après deux ans de bataille, la situation semble complètement bloquée. Marc Grignon a maintenant compris que cette décision est politique et que quelque chose coince au niveau du comité exécutif. Une situation qui le rend encore plus furieux dans ce contexte de crise économique où plus de jeunes sont en très grande difficulté et démunis à Saint-Laurent.

Article publié le 14 novembre 2009 dans Les Nouvelles Saint-Laurent (Montréal).

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